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| PAIN DE VIE - No. 4 - Septembre 2008: La revue mensuelle de la communauté chrétienne |
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| Revue Pain de Vie - Revue Pain de Vie | |||||
| Écrit par www.ecdha.org | |||||
| 13-11-2008 | |||||
Nos premiers mots, pour ce mois, sont ceux de sympathie à l’endroit de toutes les victimes des dernières intempéries survenues au pays. Aussi adresserons-nous toutes nos intentions de prières à ces sœurs et ces frères éprouvés. Nous profitons de cette occasion pour souhaiter la bienvenue à un nouveau berger, le nouveau Nonce Apostolique d’Haïti, S.E. Mgr. Bernardito C. Auza, qui vient renforcer la prise en charge des brebis du Seigneur dans le pays, surtout en ces temps de graves crises. Mes frères et sœurs, n’avez-vous jamais vécu une expérience où, en une fraction de seconde, vous avez l’impression de voir votre vie s’écrouler comme un château de cartes? Lorsque le médecin vous informe que votre enfant de cinq ans est atteint d’un cancer; quand, un beau matin, vous découvrez que votre conjoint développe un comportement abusif et agresse les enfants ou qu’à votre réveil dans un hôpital vous apprenez que vous avez perdu vos jambes à la suite d’un accident de voiture; vous venez d’apprendre que votre mère a été tuée dans une tornade, ou qu’un bien-aimé a été blessé à mort en tentant de venir au secours d’autres dans une horrible attaque de kidnappeurs. Autant d’événements imprévus pour ne citer que ceux-là, alors que ce jour-là était sensé être un jour normal comme les autres.
En vrai chrétien vous vous demandez: pourquoi Dieu vous met face à ces épreuves, à ces souffrances que vous jugez le plus souvent injustes. Quels messages que Dieu veut vous donner chers frères et sœurs ? Comment trouver un sens à la tragédie ? Comment faire face à ces épreuves? Ces questions méritent des réponses pleinement satisfaisantes. Mais pour que celle-ci soient concrètes et précises, vous devez aller les chercher à la bonne source. Dans notre éditorial de ce mois, axé sur le sens des épreuves, le père Miracle Gustave a su dégager des pistes de réponses, bien entendu, non définitives, mais qui tracent un certain cadre de référence à toutes démarches visant à découvrir la signification des épreuves dans la vie d’un chrétien. Il n’est pas toujours facile de l’accepter, mais la maladie, la mort et tout ce qui engendre la souffrance, donc des épreuves, sont des réalités de la vie. Pourquoi tant de déchirures entre frères et sœurs? tant de misères, de catastrophes dans le monde et particulièrement dans notre pays? Doit-on, par conséquent, en vouloir à Dieu parce qu’il permet à ses enfants de souffrir? Aujourd’hui notre chère Haïti traverse des moments encore plus difficiles après le passage des cyclones, Gustave, Hanna et Ike. De nombreuses pertes en vie humaine et des dégâts matériels considérables ont été enregistrés. Toute l’équipe de “Pain de Vie” partage, une fois de plus, la douleur de toutes les familles haïtiennes éprouvées en cette circonstance et leur dit de ne pas perdre espoir, car Dieu est avec elles. Le Pape Benoît XVI n’a-t-il pas dit dans sa nouvelle encyclique: «Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrances et n’est pas capable de contribuer, par la compassion, à faire en sorte que la souffrance soit partagée et portée aussi intérieurement est une société cruelle et inhumaine?». «La société ne peut accepter les souffrants et les soutenir dans leur souffrance, si chacun n’est pas capable de cela et d’autre part, chacun ne peut accepter la souffrance de l’autre si lui-même personnellement ne réussit pas à trouver un sens à la souffrance, un chemin de purification et de maturation, un chemin d’espérance», conclut le Pape. Même si les plus sceptiques considèrent ce moment douloureux comme la in des temps, on sait que d’autres qui font de la vie de Jésus un exemple d’amour, pensent que c’est notre croix collective sur le chemin de la souffrance qu’a connue le Christ. Chers Frères et Sœurs, implorons la miséricorde et la grâce de Dieu, prions pour la guérison et la consolation des victimes et des familles sinistrées, et pour que, dans un élan de cœur et d’abandon de soi, de concert avec notre gouvernement, le courage et la sagesse nous animent tous et toutes en vue d’une solution durable, ce, dans l’unité de tout un peuple qui regarde l’avenir avec optimisme et foi en Dieu. Dans ce même état d’esprit, nous louons Dieu pour le sacrifice et le courage de tous ceux et toutes celles, Haïtiens ou étrangers qui ont tant donné, afin de secourir et de prendre soin des survivants durant ce temps de crise. Voilà qui nous porte à souligner les activités des «Missionnaires de la charité», congrégation fondée par la Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta. Le texte «Apostolat et ses Traces» de Lorgeat Adelson vous permettra de mieux connaître cette congrégation dont l’œuvre est bâtie sur la charité et l’amour. Oui L’AMOUR envers votre prochain. Ainsi, dans la rubrique «Chemins d’Évangile», le Père Décoste, développe ce thème, à travers l’un des commandements de Dieu. Pourquoi pas le commandement des commandements, «Tu aimeras... » , en effet, tu aimeras écrit Père Décoste parce que tu es une personne aimée de Dieu, parce que tu es un être fait pour aimer, parce qu’aimer est la plus belle des choses au monde. «Tu aimeras ton prochain comme toi-même». En ajoutant les paroles «comme toi-même», Jésus a placé devant vous un miroir auquel vous ne pouvez mentir; il vous a donné un critère infaillible pour découvrir si vous aimez ou non votre prochain. Nous savons parfaitement, en toute circonstance, ce que signifie: nous aimer nous-mêmes et ce que nous voudrions que les autres fassent pour nous (La règle d’or). À vrai dire, le prochain, c’est non seulement l’homme pris individuellement, mais aussi l’homme pris dans un sens collectif ; c’est une société, petite ou grande, la patrie, l’Église, le Royaume du Seigneur, et par-dessous tout, le Seigneur Lui-même. Voilà le prochain auquel on doit faire du bien par amour. Si quelqu’un dit: «J’aime Dieu» et qu’il déteste son frère, c’est un menteur: celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, ne saurait aimer le Dieu qu’il ne voit pas » (1 Jn 4, 20-21). La charité s’exprime dans une double direction: vers Dieu et vers le prochain. Donc, on ne peut pas aimer Dieu, si l’on n’aime pas ses frères en créant avec eux une communion d’amour intime et persévérante. Ainsi, l’amour de Dieu et la charité nous sont imposés par un seul et même commandement. Les multiples aides de la Sainte Mère Marie envers le prochain sont des exemples d’amour inconditionnel et de charité. Pendant sa vie sur terre, Marie était si débordante de charité qu’elle secourait les nécessiteux sans en être sollicitée. C’est ce qu’elle it aux noces de Cana (Jn 2,3). Elle se rend en toute hâte, par le pays des montagnes, chez sa cousine Elizabeth (Luc 1, 39). Pourquoi en toute hâte? Parce qu’elle avait un ministère de charité à y remplir. Mais la preuve la plus grande qu’elle nous a donnée de sa charité, ce fut d’offrir son Fils à la mort pour notre salut. Aider votre prochain, voilà ce que souhaite le Seigneur Jésus-Christ. Pourtant, pour vous trouver une excuse, vous dites que vous n’avez pas de temps : les occupations professionnelles, familiales, les moyens financiers sont toujours des raisons pour ceux qui ne veulent pas faire cas de leur semblable. Mais aujourd’hui, chers frères et sœurs vous avez l’opportunité de le faire maintenant. Notre Seigneur Jésus-Christ nous le dit Lui-même: Si donc nous connaissons quelqu’un qui a besoin de nous, ouvrons-lui notre cœur, tendons-lui les bras, donnons à manger à ceux qui ont faim; à boire à ceux qui ont soif ; un habit à ceux qui ont froid; un logis à ceux qui ne savent où dormir; visitons les vieillards, les malades, les prisonniers; agissons pour sauver les enfants maltraités; accompagnons jusqu’à leur dernière demeure ceux qui ont été abandonnés de tous... «Chaque fois que vous avez fait du bien au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait (Matthieu 25, 40)». Oui, pratiquons le bien autour de nous, aidons les autres sans rien attendre en retour. Combien notre récompense sera grande ! Quand il vous semble impossible de renoncer à une envie, ou un caprice personnel pour faire plaisir à quelqu’un, ou quand vous croyez ne pas avoir le temps pour rendre un petit ou un grand service, ou quand vous avez une antipathie insurmontable pour un voisin ou pour une connaissance, agissez avec foi et pensez: «Je veux aimer et servir Jésus-Christ, présent dans cette personne». Si vous aimez vraiment Jésus-Christ, il n’y aura pas de difficultés invincibles. Ne vous voilez pas la face, mais ouvrez vos yeux; ne soyez pas sourd aux cris de détresse, mais ouvrez vos oreilles, et vous pourrez voir que non loin de chez vous, il y a des personnes malheureuses, abandonnées de tous. N’oubliez pas que, peut-être un jour, ce sera vous qui aurez besoin d’une âme charitable. Dans l’ambiance appauvrie et dégradée dans laquelle se trouve une grande partie de notre pays, prêcher et pratiquer la charité chrétienne peut paraître étrange. Un geste de bonté. Un sourire chaleureux, sincère. Un service désintéressé. A beaucoup cela leur paraîtra une utopie. À d’autres, un idéal sublime, mais irréalisable. Soyez prophètes de l’amour, soyez de valeureux protagonistes de l’amour, soyez apôtres de l’amour. Pour cela, soyez prêts à affronter courageusement les adversaires de l’amour: notre propre égoïsme, et l’agressivité. Le conseil de Jésus: «Donnez et on vous donnera». Alors, luttons contre l’orgueil, l’envie, la jalousie et l’égoïsme qui nous en éloignent. La charité ne passera jamais. Pour terminer, je reprendrai le Père Kénel Alphonse, à travers son émission le «Puits de Jacob» chaque dimanche sur la Radio Soleil: Cher frère, chère sœur: «Aussi bas que tu puisses tomber, tu ne pourras tomber plus bas que dans les bras de Dieu». Notre chère Haïti ne pourra tomber plus bas que dans les bras de notre Seigneur Jésus-Christ et ceux de notre mère, Notre de Dame du perpétuel. La Victoire est déjà assurée ! Murielle Noisy
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| Dernière mise à jour : ( 24-04-2009 ) | |||||
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