| Notre-Dame du Perpétuel Secours |
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| 18-04-2007 | |
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Votre église, la connaissez-vous? Notre-Dame du Perpétuel Secours Historique du tableau Au milieu du XVe siècle, les Turcs qui se sont révélés les ennemis acharnés du nom chrétien envahirent quelques-unes des contrées méridionales de l'Europe. Leur cri de guerre était : Crois ou meurs ! En ce temps-là, dans l'île de Crête, vivait un honnête marchand dont la principale occupation était d'acquérir les richesses spirituelles, que ni les voleurs ni la mort ne peuvent nous ravir. Il professait une dévotion toute particulière envers la très sainte Vierge et son trésor le plus précieux était une image miraculeuse de Marie devant laquelle il avait coutume de prier. Craignant une irruption des Turcs, bon nombre de Crétois résolurent de quitter leur île. Le pieux marchand se joignit à eux en emportant l'image pour qu'elle ne soit pas exposée à l'oubli ou à de sacrilèges profanations. A peine eut-on levé l'ancre, le ciel se couvrit de nuages, la mer devint furieuse. Après une lutte acharnée et désespérée, l'équipage épuisé abandonna le navire à la merci des flots. Les passagers attendaient leur mort certaine. A ce moment, le dévot voyageur se souvient de sa céleste protectrice. Il leur présente le tableau de la Vierge et les exhorte à recourir à la protection de celle que l'Eglise invoque comme l'Etoile de la mer. Se prosternant devant l'image, il se mit à prier. La tempête se calma et ce fut une façon pour la Vierge de l'éprouver et de le récompenser. Quelques jours après, le vaisseau, voguant sur une mer tranquille, entrait sans aucun dommage dans un port d'Italie. Après avoir été préservé du naufrage, le protégé de Marie se dirigea vers Rome avec l'intention de n'y séjourner que peu de temps et de poursuivre sa route ailleurs. Cependant, la Providence avait d'autres desseins. La sainte image était entrée à Rome pour ne plus en sortir. Son possesseur, en mettant les pieds dans la ville Eternelle, avait, sans le savoir, terminé la mission qui lui était dévolue dans ce monde. Car, au moment où il pensait à quitter Rome, une maladie grave la retint, malgré lui, chez un ami pieux. Appelant son ami, il lui remit la précieuse image tout en lui demandant de faire en sorte qu'elle fut exposée publiquement dans une église de Rome pour être honorée. Son ami lui promit d'exécuter fidèlement sa promesse et satisfait de cette assurance, le dévoué serviteur de Marie rendait avec joie son âme à Dieu. La beauté du tableau séduisit l'épouse de cet ami pieux. Elle déclara à son mari que jamais elle ne s'en détacherait. Par-là, elle prouva qu'elle était la fille d'Eve , infidèle comme sa mère. Le mari fut incapable de convaincre sa femme qu'il est lié par une promesse. La témérité de cette femme eut le dessus sur la conscience du timide mari. Le tableau fut conservé. La punition ne se fit pas longtemps attendre. A trois reprises, Marie apparaissait en songe au mari et lui déclara que la sainte image se trouvait à Rome, non pas pour l'avantage d'un particulier, mais pour le bien de la cité tout entière. Lui rappelant ses promesses, elle lui ordonne de les exécuter sous peine des plus grands châtiments. Ces apparitions et menaces engendrèrent entre les époux des altercations. Le tableau demeura malgré tout dans leur maison. La sévérité de Marie fut telle qu'à une quatrième apparition elle déclara : « En trois fois, je t'ai averti et en trois fois tu as résisté à mes ordres. Pour sortir de ta maison, il faudra que tu en sortes le premier. » Le mari tomba malade et mourut peu de jours. Ceci n'émeut pas davantage l'épouse devenue veuve. Un jour, sa petite fille courut se jeter dans ses bras en criant : « Maman, maman, je viens de voir une grande Dame toute resplendissante de beauté qui m'a dit : Va trouver ta mère à l'instant et répète-lui que Notre-Dame du Perpétuel Secours veut être exposée à la vénération des fidèles dans une église de Rome. » Profondément impressionnée par les paroles de sa fille, cette mère obstinée allait peut-être fléchie, quand une méchante femme de ses amies, apprenant de quoi il s'agissait, lui conseilla de mépriser ce qu'elle appelait les rêves d'un enfant. Comme ce conseil avait été accompagné de blasphèmes contre la Mère de Dieu, la justice divine éclata sans tarder. La blasphématrice tomba à la renverse, agitée par d'affreuses convulsions avant même d' avoir achevé ses paroles criminelles. Forcée de rendre hommage à celle qu'elle avait offensée, elle demanda qu'on lui apportât la sainte image. O miracle ! A peine l'eut-elle touchée que Marie, aussi prompte à guérir qu'à frapper, la délivra de son mal. A la vue d'un tel prodige, la veuve s'avoua vaincue et promit de la remettre à l'Eglise. Le doute s'installa encore, car elle ne savait à qui la remettre. Marie, une fois de plus, apparaissait à la petite fille. Elle lui dit avec bonté : « Je veux être placée entre mon église bien-aimée de Sainte-Marie-Majeure et celle de mon fils Jean -de-Latran »/ Cette parole de l'enfant fut bien comprise. Entre les deux églises désignées par la sainte Vierge se trouvait l'antique église Saint-Matthieu. Saint-Matthieu est une antique demeure appelée Villa Caserta se trouvant sur le mont Esquilin. Elle devint la propriété des religieux du Très Saint Rédempteur (les Rédemptoristes) qui, sur l'ordre de Pie IX, y établirent le siège de leur Congrégation. Avec un rare soin, ils ont transformé l'antique palais en un pieux monastère et, sur le terrain contigu, ils bâtirent une église dédiée à Saint Alphonse de Liguori, leur fondateur. Le 27 mars 1499, une fête solennelle assemblait le peuple et le clergé de Rome dans l'église Saint Matthieu. Notre-Dame du Perpétuel Secours, avant de prendre possession de sa nouvelle demeure, parcourait les rues de la cité romaine. La sainte Vierge dès sa première apparition voulut révéler aux Romains sa puissance. Ainsi furent guéris plusieurs personnes dont une dame qui depuis longtemps avait un bras paralysé. Beaucoup de grâces et de miracles furent attribués par le pouvoir de la sainte Madone durant trois siècles. La révolution impie renversa le sanctuaire de Saint Matthieu et relégua dans l'oubli l'antique image qui en était de gloire. Ce fut de la bouche de Dieu que l'esprit entendit l'arrêt qui le condamnait à avoir la tête écrasée par la Vierge Marie. Quand Satan entreprend d'établir son règne sur une âme ou sur un pays, sa tactique est de bannir le culte de la sainte Vierge. Quand il était question de ruiner la France, il commença d'abord par refroidir dans tous les coeurs la pitié filiale envers Marie, dispersa ses images, fit blasphémer son nom sacré et tenta de commander en maître la fille aînée de l'Eglise. En Italie, il essaya des mêmes moyens pour arriver aux mêmes fins. A la fin du XVIIIe siècle, Rome gémissait sous l'empire des conquérants soudoyés par la révolution. Pie VI est mort en exil et la Péninsule se voyait livrée à l'horreur des révolutions et des guerres. Le sanctuaire de Saint-Matthieu était condamné à disparaître. A la redécouverte de l'image de Marie Vers l'année 1840, vivait à Rome, dans le couvent de Sainte-Marie-in-Posterula, un respectable vieillard nommé frère Orsetti. Jeune, il avait revêtu l'habit des Augustins dans le couvent Saint-Matthieu sur l'Esquilin. Il avait quitté cet asile bien-aimé de la jeunesse et suivi les pères Augustins dans leur nouveau refuge. Tous ses anciens confrères de Saint-Matthieu étaient morts. Lui, le seul survivant, perpétuait le souvenir des jours anciens. La Providence voulait se servir de lui pour ressusciter le culte de notre sainte Madone. Du vivant de ce vieillard,le couvent de Sainte-Marie-in-Posterula était fréquenté par un jeune homme du nom de Michel Marchi. Un jour qu'il se trouvait en compagnie du frère Orsetti, celui-ci s'arrêta devant un tableau de la vierge Marie et d'un ton mystérieux il lui dit : « Regarde bien cette sainte Madone, Michel, elle s'appelle la Vierge du Perpétuel Secours. Elle fut autrefois en grande vénération dans l'église Saint-Matthieu et, chaque année, on célébrait une fête solennelle en son honneur. » Ces paroles demeurèrent gravées dans la mémoire de Michel bien longtemps après la mort de son ami Orsetti survenue en 1852, à l'âge de 86 ans. En perdant un protecteur, Michel Marchi songea à se retirer du monde pour embrasser la vie religieuse. Pendant qu'il cherchait un asile, il apprit que les Rédemptoristes, enfants de saint Alphonse, avaient acheté la Villa Caserta. Un attrait de la grâce le poussa vers ce monastère. Bientôt, fidèle à cette voix, il sollicita la faveur d'y être admis. Il fut reçu et, en 1855, il revêtait l'habit de la Congrégation des Rédemptoristes. Dès lors, la possession de Notre-Dame du Perpétuel Secours fut secrètement assurée aux enfants de saint Alphonse. Trois ou quatre ans plus tard, un religieux de la Villa Castera, amateur de recherches historiques, découvrit des documents se rapportant à l'ancienne église Saint-Matthieu dont la Villa occupait l'emplacement et notamment sur une image de Marie, célèbre par ses miracles. Un jour, s'entretenant avec ses confrères, ce père rapporta des détails circonstanciés sur cette Vierge. Le père Marchi se rappelait des confidences mystérieuses de frère Orsetti et s'écria : « Cette Madone miraculeuse existe encore ; je sais où on l'a cachée, je l'ai vue bien des fois ? » Michel Marchi s'est mis à raconter à tous ses fréquentes visites au couvent Sainte-Marie-in-Posterula et les communications de son vieil ami. Les pères Rédemptoristes rendirent de vives actions de grâces à Dieu et à Marie. Toutefois, ils ne disposaient d'aucun titre les habilitant à réclamer la sainte image. Chaque samedi, les fidèles se rassemblent dans l'église du Gesu où ils entendirent une pieuse allocution se rapportant aux gloires de Marie. En 1863, le premier samedi de février, le père chargé de cette prédication choisit pour sujet l'antique et miraculeuse image de Notre-Dame du Perpétuel Secours. « Aujourd'hui, dit-il, je vous parlerai d'une image de la Vierge Marie, autrefois fort célèbre parmi nous, mais, depuis soixante (60) ans, plongée dans un regrettable oubli. Elle est sans doute reléguée dans quelque oratoire obscur, où elle est restée privée de tout culte public et de tout concours admirable de pieux pèlerins qui se pressaient autour d'elle dans les siècles de foi. Qu'il plaise à Dieu, parmi mes auditeurs s'il s'en trouve un qui connaisse l'endroit où la sainte image est cachée de le dire. Qui sait si la découverte de cette précieuse image n'est pas réservée à notre époque de bouleversements et de troubles. Qui sait si Marie, qui s'est elle-même nommée la vierge du Perpétuel Secours, n'a pas attaché à la restauration de son culte la paix du monde et le salut des peuples ? Heureux donc celui que Dieu a choisi pour nous rendre l'image de sa mère ! » En rapportant ce discours aux religieux du Très Saint Rédempteur, ils associent les révélations du père Marchi reçues du frère Orsetti. Aussi disent-ils que le nouveau temple dédié à saint Alphonse doit être aussi le nouveau sanctuaire de Notre-Dame du Perpétuel Secours. La mère de Dieu en inspirant à la congrégation fondée par saint Alphonse l'idée d'acquérir cette propriété n'entendait-elle pas rétablir son pèlerinage ? Ne voulait-elle pas récompenser un de ses plus dévots et de ses plus zélés serviteurs, l'illustre et pieux auteur des gloires de Marie ? Les religieux du Très Saint Rédempteur finirent par présenter leur requête au Souverain Pontife. L'audience demandée dans ce but eut lieu le 11 décembre 1864. Après avoir, en quelques mots, raconté l'histoire de la Madone miraculeuse, le rév. père supplia Sa Sainteté de lui accorder la possession de l'illustre image. A ce récit, Pie IX dont le coeur surabondait de grâce pour Marie prit la plume et de sa propre main traça ces mots : « Le cardinal préfet de la Propagande fera connaître au supérieur de la communauté de Sainte-Marie-in-Posterula Notre volonté qui est de voir replacer, entre Sainte-Marie-Majeure et Saint-Jean-de-Latran, l'image de la très sainte Vierge dont il est question dans la supplique. » Le supérieur dont la démarche venait d'être couronnée de succès s'en retourna bénissant Dieu tout en préparant dans son esprit une demeure digne à cette grande Dame dans la maison alphonsienne. Après que toutes démarches eurent été remplies, deux pères Rédemptoristes se présentèrent le 19 janvier 1865 au couvent de Sainte-Marie-in-Posterula pour recevoir la célèbre image et la transporter dans sa nouvelle demeure. Retour de Notre-Dame du Perpétuel Secours sur l'Esquilin La Vierge miraculeuse était enfin sortie de cette obscure retraite, où trop longtemps elle avait été ravie à l'amour de ses enfants. Après trois siècles d'innombrables bienfaits, les Romains en 1866 ne devaient-ils pas à leur céleste protectrice des honneurs au moins égaux à ceux qui l'accueillirent en 1499 quand la sainte image fut, pour la première fois, installée dans son temple ? De plus, après un demi-siècle d'abandon, ne fallait-il pas une ovation triomphale pour marquer son retour ? Le 17 avril 1866, au nom de sa Sainteté Pie IX, le cardinal vicaire publia dans toute la ville, cette adresse : « Cher peuple romain, l'antique et miraculeuse image de la très sainte Vierge, dite du Perpétuel Secours qui, pendant trois siècles, fut si vénérée de vos ancêtres, en l'église Saint-Matthieu, sera bientôt rendu au culte public. » Retour du culte à Marie C'est ainsi que les Rédemptoriste célèbrèrent les 27, 28 et 29 avril un triduum solennel pour inaugurer la restauration du culte de la Madone. Le 26, dans l'après-midi, la sainte image a été portée processionnellement dans les rues de Rome avant d'être placée sur le maître-autel dans l'église Saint-Alphonse. Dans le cortège, on remarquait la Confrérie de Saint François de Paule, les pères Rédemptoristes, le clergé du quartier des Monts, les Carmes de Saint-Martin, les moines de Vallombreuse, les chanoines réguliers de Latran et les curés des paroisses limitrophes. Tous chantaient en l'honneur de Marie. Puis, sous un dais magnifique, entouré de nombreux religieux, apparaissait la sainte image, suivie d'un évêque. Les rues trop étroites ne pouvaient contenir la foule. Comme en 1499, Marie a voulu manifester sa toute-puissance. Sur son parcours, un enfant de quatre ans, très gravement malade depuis 20 jours, fut guéri d'une fièvre gastrique inflammatoire avec des convulsions cérébrales. Un peu plus loin, une petite fille de huit ans, qui avait perdu l'usage de ses jambes depuis 4 ans, a trouvé la guérison après que sa mère eut imploré avec foi la miséricorde de N.D du Perpétuel Secours. Tant d'autres miracles ont été accomplis par la Vierge sur le parcours de la procession. Elle ne cessait de multiplier les grâces et les faits miraculeux. Toux ceux qui ont eu recours à sa sainte grâce furent récompensés et guéris. Les sanctuaires se multipliaient. Dans de nombreuses églises de campagne, on trouva, comme à Rome, un autel dédié à la célèbre Madone. Tout ce qui se rattache à cette dévotion intéresse vivement les fidèles. Chacun veut avoir l'image qui la représente, la médaille frappée en son honneur. C'est par millions que ces divers objets ont été distribués au public, dans les différentes nations où le culte de la Vierge compatissante est établi. Marie se montre généreuse partout où elle rencontre des âmes véritablement confiantes. L'on cite, de mille côtés, des grâces étonnantes et miraculeuses. Plusieurs de ses sanctuaires sont des lieux de pèlerinage très fréquentés. Partout où son image est vénérée et respectée des grâces jaillissent. Miracle de Notre-Dame en Haïti C'est ainsi que Mme Desjardin, selon Le Matin du 12 au 14 janvier 2007 # 32700, à la page 29, en l'année 1877, se trouvant de passage à Rome a eu l'heureuse idée de rapporter de son voyage une pieuse image de Notre-Dame du Perpétuel pour le R.P. Francis Kersuzan. Cette image a produit l'effet escompté partout où elle est apparue. En 1882, toujours selon la note, « une sécheresse sans précédent sévit sur Haïti et une épidémie de petite vérole noire dévasta le pays. Selon les survivants de l'époque, la maladie avait déjà tué 200.000 personnes quand le corps médical avec la population tout entière se tournèrent vers l'Eglise pour demander l'intercession de Dieu. A cette époque, les vaccins contre cette maladie n'existaient pas encore. Le père Kersuzan demanda alors à l'archevêque de Port-au-Prince la permission de placer l'image de N.D du Perpétuel Secours sur l'autel de l'église Saint François d'Assise. Le 5 février 1882, Mgr Jean-Marie Guilloux suivit d'une importante foule marchèrent en procession dans la ville de Port-au-Prince derrière l'image et termina la journée en célébrant une messe pour demander à Dieu de sauver le pays. Le même jour, dans la soirée, la pluie tomba et l'épidémie diminua... » 5 février 1882 - 5 février 2007 : Cela fait déjà 125 ans depuis que, par l'intercession de Notre-Dame du Perpétuel Secours, a eu lieu le miracle de la guérison de la petite vérole en Haïti. Aujourd'hui encore, tournons nos regards vers Marie, la mère de Dieu, pour que d'autres miracles soient opérés dans nos coeurs et dans notre société! Fred Mc GUFFIE |
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| Dernière mise à jour : ( 18-04-2007 ) | |
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