| Giovanni Melchior Bosco dit Don Bosco |
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| 18-04-2007 | |
Votre Eglise, la connaissez-vous? Giovanni Melchior Bosco dit Don BoscoSa jeunesse Giovanni Melchior Bosco dit Jean Bosco naquit le 16 août 1815, aux Becchi, groupe de petites fermes du hameau de Castelnuovo d'Asti, à quelque 30 km de Turin. Son père Francesco (François) et sa mère Margherita (Marguerite) furent des cultivateurs. A l'âge de deux ans, Jean est orphelin de père suite à une maladie de poitrine. Sa mère demeura veuve avec trois enfants: Antoine, né en 1803 d'un premier mariage, Joseph, en 1813, et Jean. Elevé dans un cadre très simple, très tôt, Jean travailla à la petite ferme de sa mère. Ne pouvant pas aller à l'école, en raison de sa situation économique, il se mêla aux garçons du hameau et partagea leurs soucis, leurs jeux et leurs prouesses. Vers l'âge de neuf (9) ans, un songe l'intrigua. Jusqu'à la fin de ses jours, il le considéra comme une invitation de Jésus-Christ à devenir prêtre et à s'occuper des enfants abandonnés. Il connut l'idée de s'instruire, mais il rencontra à ce sujet l'opposition de son frère Antoine. Ce n'est qu'à l'âge de quinze (15) ans qu'il put se rendre à l'école. C'était un garçon intelligent et adroit, sportif et plein d'entrain. Son caractère et ses bonnes manières lui donnèrent une grande influence sur les enfants de son âge qu'il entraina avec lui vers les divertissements et la prière. Doté d'une mémoire extraordinaire, il s'amusa à répéter à ses amis les sermons qu'il a entendus à l'église. Ce sont là les premiers signes de sa vocation apostolique. A vingt (20) ans, il entra au séminaire de Chieri, fut ordonné prêtre le 5 juin 1841 et se consacra aux jeunes des quartiers pauvres et abandonnés, notamment aux jeunes ouvriers. On l'appella Don Bosco. Sa rencontre avec Barthélemy Garelli Le 8 décembre 1841 fut une date importante dans la vie de Don Bosco. Il la considéra comme la date de naissance de son oeuvre. Ce jour-là, il s'apprêtait à célébrer l'eucharistie à l'occasion de la fête de l'Immaculée Conception; le sacristain ayant aperçu un petit garçon dans un coin l'invita à venir servir la messe aux côtés du prêtre. Ne sachant rien de l'Eglise, le garçon s'est mis à bégayer et, perdant patience, il s'est mis à le frapper. Informé de la situation, le père Don Bosco lui intima l'ordre de courir à la recherche du garçon. Aux questions posées par le prêtre, Barthélemy Garelli répondait par la négative et finit par sourire quand il lui demanda s'il savait siffler. Emu par les misères corporelles et spirituelles de la jeunesse abandonnée, Don Bosco décide de réunir, tous les dimanches, quelques vagabonds qu'il instruit, moralise, fait prier, tout en leur procurant d'honnêtes distractions. Mais cette oeuvre ne suffit pas à entretenir la vie chrétienne et corporelle de ces pauvres enfants délinquants. N'ayant pas beaucoup d'argent, il décida malgré tout d'ouvrir un asile pour les plus déshérités. A leur intention, il ouvrit à ses frais, à Turin, l'Oratoire Saint-François de Sales, une sorte de foyer dont les activités vont sans cesse s'élargir. Un cours du soir en 1844, un foyer d'apprentis en 1847, une école secondaire et des camps de vacances en 1848, des cours professionnels et une collection de Lectures catholiques en 1853, une organisation des loisirs sont, entres autres, les structures qu'il a mises en place en vue d'encadrer les jeunes issus des milieux défavorisés. Son oeuvre Pour faire face au développement de son oeuvre, il s'est entouré de prêtres éducateurs avec lesquels il fonda le 26 janvier 1854 la Société de Saint François de Sales. Les membres sont couramment appelés Salésiens. Don Bosco avait toujours considéré l'évêque de Genève-Annecy comme étant son père spirituel. Cette société était chargée de l'éducation des enfants pauvres. Elle fut approuvée par le pape Pie IX en 1869. En 1872, avec Marie Dominique Mazzarello, Don Bosco fonda l'Institut des Filles de Marie-Auxiliatrice, les Salésiennes. Quatre ans plus tard, en 1876, la Pieuse Union des Coopérateurs est approuvée. 1- La maison de l'Oratoire Fort du constat que beaucoup de jeunes n'avaient pas de gîte, Don Bosco décida d'ouvrir un foyer pour les jeunes sans toit. Il l'appela "Maison de l'Oratoire St François de Sales". Le premier garçon hébergé n'avait que 15 ans et était orphelin de père et de mère. Déjà, il gagnait sa vie en travaillant. La Maison de l'Oratoire fut d'abord presque uniquement un foyer de jeunes ouvriers. En fait, Don Bosco recevait surtout des orphelins, des prédélinquants ou encore des enfants malheureux dans leur famille. Il leur garantissait le gîte et le couvert. Il s'inquiétait davantage de leur emploi, se rendait souvent sur les chantiers pour s'enquérir de leurs conditions de travail. Leur formation professionnelle lui tenait à coeur. Car, sans qualification, il savait, d'expérience, ce que cela coûtait. Aussi entreprit-il sans tarder de monter des ateliers où ces jeunes pourront acquérir des connaissances indispensables leur permettant de se faire valoir sur le marché du travail. Des métiers en vue de former des cordonniers, tailleurs, relieurs, menuisiers, imprimeurs, serrurier s'ouvrirent à ces jeunes. A cette section d'apprentis, il y ajouta la section des secondaires. Elle répondait à une double intention. Dans son esprit, il y voyait la possibilité de donner aux jeunes l'opportunité de s'instruire, ce qui n'était pas permis aux enfants des campagnes. Et aussi permettre à certains d'entre eux d'embrasser la vie religieuse ou cléricale. Une attention particulière a été accordée à l'éducation religieuse. Cela offrait l'avantage de pouvoir annoncer Jésus-Christ à tous ceux qui ont échappé à l'Eglise traditionnelle. 2- La fondation de la Société Salésienne Le développement rapide de l'oeuvre que Don Bosco avait lancée se révéla ardu à lui seul. C'est ainsi qu'un jour de l'année 1857, il était reçu chez le ministre Ratazzi qui lui demanda s'il ne voudrait pas choisir quelques hommes de confiance, laïcs et ecclésiastiques et former avec eux une sorte de société, ayant ses statuts, leur communiquer son esprit, leur enseigner sa philosophie de manière qu'ils soient non seulement des collaborateurs, mais des continuateurs de l'oeuvre après son départ. Ces paroles de Ratazzi firent sourire Don Bosco et furent accueillies comme un jet de lumière. Il comprit qu'il était possible de fonder une congrégation qui, aux yeux de l'Etat, ne serait rien d'autre qu'une association de libres citoyens, lesquels s'unissent et vivent ensemble dans un but de bienfaisance. Continuer > Le 18 décembre, la Société Salésienne fut officiellement fondée. Son but était exprimé de la façon suivante: «promouvoir et conserver l'esprit de vraie charité qui est exigée dans l'oeuvre des oratoires en faveur de la jeunesse abandonnée et en danger». Le qualificatif "salésien" renvoie à Saint François de Sales dont Don Bosco admirait la patience et la douceur. On y retrouva Dominique Savio qui a 12 ans avait demandé à Don Bosco de l'aider à devenir saint. Il prit au sérieux cette demande ne lui disant que le secret consiste à: « être joyeux, être appliqué dans son travail et la prière et être apôtre. La sainteté, c'est tout cela ». Jean Bosco, le pédagogue Jean Bosco, pourquoi pas Don Bosco, fut un remarquable éducateur. Il fut aussi un authentique pédagogue. Sans léguer à ses successeurs une théorie fortement élaborée et longuement exposée dans des traités savants, il n'a pas non plus mené son action éducative auprès des jeunes les plus pauvres de façon aveugle, mais il a donné à ses disciples des orientations précises. En quoi consistait son système pédagogique? Pour Jean Bosco, il existe deux (2) systèmes d'éducation. L'un appelé système répressif et l'autre système préventif. Le premier s'emploie à éduquer l'homme par la force, en le réprimant et en le punissant quand il a violé la loi, quand il a commis un délit. Le deuxième cherche à l'éduquer par la douceur. Selon Don Bosco, la prévention doit être assurée par la présence permanente et amicale de l'éducateur, appelé assistant. Le système préventif consiste à faire connaitre les ordonnances et les règles d'une institution et à surveiller ensuite de telle sorte qu'ils demeurent toujours sur le regard attentif du directeur ou des assistants. Ceux-ci devront parler aux élèves en pères affectueux, leur servant de guides en toute éventualité, leur prodiguant des conseils et redressant les écarts avec bonté. Le climat d'activité intense qui caractérisait Turin au début du XIXe siècle n'était pas étranger aux activités d'éducation et d'assistance préconisées par Don Bosco en faveur des jeunes marginaux détenus ou ex-détenus, travailleurs saisonniers immigrés de la province et d'autres Etats italiens, mendiants et pauvres des banlieues de formation récente. Don Bosco était un habitué de la prison pour mineurs. La passion préventive, qui apparait dès l'origine de son projet, devient spécifique et s'approfondit au cours de sa vie. Pour lui, l'éducation du système préventif appelé associé devait être présent partout avec les jeunes non pas avec des mines rébarbatives et pour les prendre en faute, mais en ami, pour les aider, les soutenir et leur faire plaisir. En ce sens, dit-il, le système préventif doit s'appuyer tout entier sur la raison, la religion et l'affection. Application de la méthode Pour Don Bosco, la pratique de la méthode préventive repose tout entière sur ces mots de Saint Paul relatifs à la charité. « L'amour prend patience, l'amour rend service, il ne jalouse pas, il ne plastronne pas, il ne s'enfle pas d'orgueil, il ne fait rien de laid, il ne cherche pas son intérêt, il ne s'irrite pas, il n'entretient pas de rancune, il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il trouve sa joie dans la vérité. Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout ». Oter à une telle pédagogie ses racines évangéliques consisterait à la dénaturer. Les temps ont changé vu que Don Bosco attachait une importance capitale à la pratique sacramentaire qui était la véritables base de sa méthode pédagogique. Cependant, ce serait également une erreur de fermer les yeux purement et simplement sur les conseils qu'il a donnés en vue de l'application de sa méthode sous prétexte qu'ils relèvent d'un contexte idéologique dépassé. Il ne s'agit pas de les balayer mais de savoir les replacer. La méthode préventive nécessite une totale disponibilité du directeur et de ses assistants auprès des éduqués. Ils devront se consacrer entièrement à eux, en se trouvant constamment au milieu d'eux, «toutes les fois qu'ils ne seront pas régulièrement occupés». Don Bosco accordait une importance considérable aux loisirs et aux jeux, et mettait l'accent sur la liberté. Il accordait aussi de l'importance au petit mot du soir qui ne devait pas aller au-delà de trois minutes. Il consistait à adresser à ces jeunes un petit mot d'affection qui, aux yeux de Don Bosco, constituait le secret de la bonne marche de la maison salésienne, de la réussite de l'éducation. Pour Don Bosco, tout doit avoir une finalité. Selon son système préventif, il faut arriver à la formation de bons chrétiens et d'honnêtes citoyens. Le bon chrétien, affirmait-il, est celui qui fait son salut de manière active, libre et consciente. La réussite d'une vie se mesure au degré de vertu au moment de la mort. A ses yeux, l'homme est destiné à un au-delà de la vie à la «participation et à la sainteté de Dieu dans un monde meilleur». Par la formation qu'il entendait inculquer aux jeunes, il prétendait verser dans la société des hommes et des femmes utiles, en possession d'un métier grâce auquel ils gagneraient honnêtement leur pain, respectueux et charitables envers leur prochain, des gens qui n'ébranleraient pas la société, mais qui contribueraient de leur mieux à son développement. Société d'hier, société d'aujourd'hui La société d'hier, comme celle d'aujourd'hui, est profondément marquée par des mutations sociales. Si, en automne 1841, la situation était telle que Don Bosco a eu un grand choc en arrivant dans la capitale du Piémont, ce que nous constatons aujourd'hui, chez nous, en ce début du XXIe siècle, n'est pas si différente. On rencontre des jeunes garçons déguenillés, abandonnés par leurs parents, livrés à la drogue et à la prostitution. Cette démission n'a donné naissance qu'à de pauvres malheureux qui sont et qui seront soit des mendiants, soit des malfaiteurs... L'émergence de la société industrielle a bouleversé les valeurs du monde en instaurant une situation de graves crises. Tout est remis en question. Les jeunes ne font que questionner les aînés. A l'heure où l'ampleur des mutations d'ordre économique et culturel rend l'avenir incertain et lourd d'angoisses, à l'heure où l'explosion de la jeunesse dans les quartiers défavorisés constitue une menace pour la cohésion sociale, il est temps que l'Etat prenne des dispositions en vue d'une meilleure redistribution des richesses nationales. L'avenir d'Haïti en dépend. La pédagogie salésienne est encore d'actualité. Le XXIe siècle interpelle la conscience de tout un chacun. Si les jeunes représentent l'avenir, il est encore temps de leur donner confiance en cet avenir. Il est urgent de relever les grands défis posés par la mondialisation, la globalisation. D'ailleurs n'avons-nous pas rendez-vous avec les objectifs du nouveau millénaire ? Bonne fête à tous les Salésiens et à toutes les Salésiennes! Fred Mc GUFFIE ========================================================== Salésiens et Salésiennes C'est le nom que Don Bosco a donné à ses collaborateurs et collaboratrices. Il les rattachait à François de Sales (1567 - 1622), évêque de Genève qu'il admirait pour sa douceur et son ardeur apostolique. Les Salésiens et Salésiennes sont présents sur les cinq (5) continents où ils ont des établissements scolaires, des paroisses, des centres de jeunes, des oeuvres à caractère social, des missions. Encouragés par le pape Jean-Paul II, les Salésiens se sont révélés partout présents. Un effort considérable a été entrepris en direction de l'Afrique. Selon les statistiques de 1994, on dénombre : - 17.642 Salésiens répartis dans 114 nations travaillant dans 1742 oeuvres. - 16.572 Salésiennes réparties dans 80 nations travaillant dans 1581 oeuvres. - 30.000 Salésiens Coopérateurs, «Vrais Salésiens» dans le monde, en communion avec Don Bosco, au service de l'Eglise et des jeunes en particulier. L'action de la famille salésienne s'exerce en faveur des jeunes, spécialement les plus pauvres, dans des établissements scolaires, des paroisses, des maisons à caractère social, des centres de jeunes, des insertions pastorales et paroissiales diverses, les missions et la communication sociale. ========================================================== |
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| Dernière mise à jour : ( 18-04-2007 ) | |
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