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| Bernadette, la petite de Massabielle |
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| 18-04-2007 | ||||
Votre église, la connaissez-vous? Bernadette, la petite de MassabielleBernadette Soubirous, de son vrai nom Marie-Bernarde Soubiroux, est née à Lourdes, modeste chef-lieu des Pyrénées, le 7 janvier 1844. Ses parents, François Soubirous et Louise Castérot, exploitaient le moulin de Boly. Ils avaient fait un mariage d'amour qui leur a donné neuf (9) enfants dont cinq (5) sont morts en bas âge. Bernadette était l'aînée. La révolution industrielle n'a pas épargné l'entreprise familiale, trop artisanale, pour l'époque. La famille vivait dans la gêne. Bernadette a connu la faim, la maladie. Elle ne savait ni lire ni écrire. De plus, sa santé était fragile et paraissait moins que son âge. Son sentiment religieux était très fort même si elle ignorait à peu près tout du catéchisme. En 1857, son père, François Soubirous, est accusé de vol de deux sacs de farine. Les Soubirous vivent dans un réduit de 12 mètres carrés appelé Le Cachot. La détresse est totale. Pourquoi le nom de Bernadette retient-elle l'attention ? Accompagnée de sa soeur Marie dite Toinette, d'une amie Jeanne Abadie, Bernadette s'est rendue le long du Gave pour ramasser des os et du bois mort pour réchauffer le Cachot humide et froid. En raison de sa santé, elle n'a pas pu traverser le Gave, gelée comme sa soeur et son amie. Elle fut toute surprise par un léger bruit et leva la tête vers la grotte de Massabielle. Une dame de blanc vêtue, portant également un voile blanc, une ceinture bleue et une rose jaune sur chacun de ses pieds, lui apparut. Elle a fait le signe de la Croix et récita le chapelet avec la Dame. La prière terminée, la Dame disparaît. Ce fut la première apparition de la Dame à Bernadette. On était le jeudi 11 février 1858. Dimanche 14 février 1858 : 2e apparition Les Soubirous interdisaient à Bernadette de retourner à la grotte. Mais elle a ressenti le besoin d'y aller. Sur son insistance, ses parents finirent par céder. Elle s'est mise à réciter son chapelet et a vu apparaître la Dame. Elle l'a aspergée d'eau bénite. La Dame a souri, inclina la tête et disparu. Jeudi 18 février 1858 : 3e apparition Sous la pression d'une femme de Lourdes, Bernadette a demandé à la Dame de lui écrire son nom. Pour la première fois, la Dame parla en disant à Bernadette : « Ce n'est pas nécessaire. » Puis, elle ajouta: « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l'autre. Voulez-vous avoir la grâce de venir ici pendant quinze jour s? » Vendredi 19 février 1858 : 4e apparition Bernadette s'est présentée à la grotte avec un cierge béni et allumé. C'est de ce geste qu'est née la coutume de porter des cierges et de les allumer devant la grotte. La Dame apparut brièvement. Samedi 20 février 1858 : 5e apparition. La Dame a appris à Bernadette une prière personnelle. A la fin de sa vision, une grande tristesse s'empara de Bernadette. Dimanche 21 février 1858 : 6e apparition La Dame est apparue à Bernadette de bonne heure. Les personnes qui l'ont suivie n'ont rien vu. Le commissaire de police qui était du nombre l'interrogea pour savoir et s'est contentée de répondre « aquero » (cela). Mardi 23 février 1858 : 7e apparition. Accompagnée de cent cinquante personnes, Bernadette une nouvelle fois a été à la grotte. Rien que pour elle, la Dame lui a révélé un secret. Mercredi 24 février 1858 : 8e apparition La Dame a transmis un message à Bernadette. Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! Jeudi 25 février 1858 : 9e apparition. Trois cent personnes ont accompagné Bernadette. « Allez boire à la fontaine et vous laver. Vous mangerez de cette herbe qui est là », a dit la Dame. Bernadette raconta : « Elle me dit d'aller boire à la source, je n'ai trouvé qu'un peu d'eau vaseuse. Au quatrième essai, je pus boire . »Devant la foule qui l'accusa d'être folle, elle répondit : « C'est pour les pécheurs .» Samedi 27 février 1858 : 10e apparition. Huit cents personnes ont suivi Bernadette. La Dame ne s'est pas manifestée. Bernadette a bu l'eau de la source tout en accomplissant les gestes habituels de pénitence. Dimanche 28 février 1858 : 11e apparition. Plus de mille personnes ont assisté à l'extase de Bernadette. Elle a prié, baisé la terre et rampé sur les genoux. Le juge Ribes chez qui on l'a amenée l'a menacée d'emprisonnement. Lundi 1er mars 1858 : 12e apparition. Le nombre de personnes continua à augmenter. Ce 1er mars, mille cinq cents (1500) personnes sont rassemblées et parmi elles, pour la première fois, un prêtre. Dans la nuit, Catherine Latapié, une amie de Bernadette, s'est rendue à la grotte et a trempé son bras déboité dans l'eau de source. Son bras et sa main ont retrouvé toute leur souplesse. Cette guérison rapportée par les gens de la population a fait le tour de Lourdes. On s'attend à voir grossir le nombre des curieux. Mardi 2 mars 1858 : 13e apparition. La foule s'est révélée de plus en plus nombreuse. Tout le monde voulait voir cette Dame dont Bernadette a parlé. La demande de la Dame est claire : « Allez dire aux prêtres qu'on vienne ici en procession et qu'on y bâtisse une chapelle. La nouvelle a été transmise à l'abbé Peyramale, curé de Lourdes. Pour lui, ce qui importe, c'est de savoir le nom de la Dame. En plus, il veut avoir une preuve : " Que fleurisse le rosier ou l'églantier de la grotte en plein hiver".» Mercredi 3 mars 1858 : 14e apparition. Trois mille personnes ont accompagné Bernadette à la grotte. Aucune apparition. Un peu plus tard, Bernadette s'est sentie appelée et retourna à la grotte où elle a demandé son nom à la Dame qui a répondu par un sourire. Le curé Peyramale continue à réclamer une preuve et que fleurisse le rosier de la grotte. Jeudi 4 mars 1858 : Pas d'apparition. Bernadette a dû attendre 20 jours avant de ressentir le besoin de se rendre à la grotte. Jeudi 25 mars 1858 : 16e apparition. La Dame s'est présentée à Bernadette et lui a dit en patois Bigourday, la langue que parlait Bernadette : « Que soy era immaculada councepciouy .» Bernadette a retenu ces mots qu'elle n'a pas compris et s'est précipitée chez le curé pour lui transmettre le message. Quatre ans auparavant, le pape Pie IX ( 1846-1874 ) avait fait de l'expression Immaculée conception un dogme de l'Eglise catholique et Bernadette ne savait pas qu'elle désignait la Vierge. Le rosier n'a toujours pas fleuri. Mercredi 7 avril 1858 : 17e apparition. Le docteur Douzous a constaté que la flamme du cierge tenu par Bernadette durant l'apparition entoura sa main sans la brûler. Jeudi 16 juillet 1858 : dernière apparition. Une palissade avait interdit l'accès à la grotte. Bernadette traversa l'eau du gave et a vu la Vierge exactement comme si elle se trouvait devant la grotte. Bernadette dira plus tard , si la Vierge Marie m'a choisie, c'est parce que j'étais la plus ignorante. Marie, l'Immaculée Conception, est apparue à Bernadette parce qu'elle a voulu faire d'elle sa messagère pour qu'elle travaille à sa manière à la conversion des pécheurs. Pourquoi avoir choisi Lourdes ? La pierre qu'ont rejeté les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. Peut-on l'appliquer à Lourdes n'ayant pas des eaux thermales avec les propriétés curatives attribuées à celles de Luchon, Cauterets ou Bagnères-de-Bigorre ? Soigneusement évitée par le tourisme thermal en pleine explosion, Lourdes est devenue la ville touristique la plus fréquentée de la région. Les desseins de Dieu sont réellement insondables. Il se sert des petits, des faibles pour faire éclater sa puissance. Ne dit-il pas qui s'élève sera abaissé, et qui s'abaisse sera relevé ? Lourdes était une petite ville, le modeste chef-lieu des Pyrénées. Pour avoir été méprisée, Dieu l'a choisie. Bernadette n'a-t-elle pas été la risée ? Fille aînée d'un meunier que l'extrême pauvreté fera injustement jeter en prison, Bernadette a vécu de masure en masure. Elle a connu la maladie, la faim, l'exclusion, l'incertitude des lendemains, le mépris de ceux qui ont tout. S'attendait-elle à une vie meilleure ? Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l'autre, avait dit la Vierge. Bernadette s'est fait l'humble servante qui s'efface quand l'Eglise accepte le message de la Vierge Marie. Son action à l'appel de Marie mérite de nous attarder sur le sujet. Comme Marie qui a accepté de contribuer à la rédemption du genre humain. Bernadette nous donne une leçon de dépassement, d'humilité qui a plu au Seigneur. A la question de la Vierge : Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze (15) jours? Bernadette spontanément a répondu oui. Oui, sans inquiétude quand de grands médecins très savants, venus tout exprès pour la voir, parlent d'elle avec des mots énormes : catalpesie, hystérie... « Oui », sans peur quand on la menace de prison. « Oui », sans trouble devant ceux qui la traitent de menteuse ou qui l'appellent « la jolie sainte » en voulant lui arracher un bout de foulard, de robe ou une mèche de cheveux. Bernadette, en deux (2) occasions, a dû fuir le toit familial. La première, c'était pour aller chez sa marraine et tante Bernarde Castérot qui l'a employée comme servante à la maison et au comptoir de son cabaret. La seconde est définitive. C'est pour la soustraire à la curiosité des pèlerins qui venaient de toute l'Europe pour la rencontrer et se rendre à Lourdes. D'abord, Bernadette fut placée chez les soeurs à l'hospice de Lourdes en 1860. Là, elle s'instruit, apprend à lire et à connaître le catéchisme. Les observateurs de l'époque disent que son recueillement en prière était impressionnant. A ses supérieurs, elle était d'une obéïssance à toute épreuve. A l'extérieur, on commençait à rendre à Bernadette un culte inquiétant. Sa photo s'achète de partout. Elle quitte les Pyrénées et, le 7 juillet 1866, elle rejoint la congrégation des soeurs de la Charité à Nevers. Elle y reste 13 années pendant lesquelles elle a été traitée sans égards spéciaux. Les postes occupés furent ceux d'aide-infirmière, responsable de l'infirmerie, sacristine. Les 4 dernières années de sa vie furent terribles. Elle les passa le plus souvent malade. A son arrivée à Nevers, Bernadette a pu lire les mots gravés dans la pierre du fronton de la Maison: Dieu et charité. Elle y devient le témoin privilégié de l'amour de Dieu pour tout homme. Dans sa nouvelle vie cachée, faite d'humilité, Bernadette a porté dans son être une profonde solidarité avec les pauvres. Attachée à Jésus qui a aimé jusqu'à donner sa vie, elle a cherché à traduire, dans chacun de ses gestes et de ses mots, le désir de son coeur! « Je ne vivrai pas un instant que je ne le passe en aimant.» Souvent malade dans les derniers temps de sa vie, Bernadette a fait de longs séjours à l'infirmerie Sainte-Croix. A chaque fois, «on la quitte plus fort et plus assuré qu'on est venu». Comme les malades, Bernadette a connu l'humiliation de la dépendance, la souffrance, elle a fait un lieu d'ouverture aux autres, un lieu de solidarité profonde avec tous ceux qui vivent la même traversée: «... Assurément, je n'aurai pas choisi cette inaction où je suis réduite» «Ma prière est ma seule arme...» Bernadette n'est pas restée passive, ni repliée sur elle-même. Elle est restée en perpétuel éveil pour ne pas se laisser immerger dans la souffrance. Les semaines vécues à l'infirmerie Ste-Croix furent pour Bernadette un temps d'épreuve physique, mais aussi d'épreuve sprituelle. Les souffrances de sa dernière maladie étaient atroces. La poitrine épuisée était tout en feu; les os du genou rongés par une carie dévorante. Bernadette a vécu sa nuit de la foi. Mais sa force, sa confiance, elle les a demandées à Jésus. Elle les a puisées en Jésus sur la Croix. Le vendredi 16 avril 1879, dans la semaine de Pâques, au milieu de l'après-midi, c'est l'heure où l'aventure intérieure de Bernadette arrive à son terme. Comme Jésus, elle a remis sa vie entre les mains de Dieu, ce Dieu qui est «notre Père et qui a pour nous une tendresse infinie». A 35 ans, elle a laissé cette vie où elle attend de recevoir de sa bonne Mère, Marie, la récompense promise dans l'autre monde. Bernadette a été béatifiée le 14 juin 1925, puis canonisée le 8 décembre 1933. Depuis 1925, son corps repose dans une chasse de verre et de bronze dans la chapelle du couvant Saint-Gildard à Nevers. La Sainte-Bernadette est célébré le 18 février et déjà nous souhaitons aux paroissiens de Martissant: Bonne fête! Fred Mc Guffie Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ======================================================== A Lourdes, Marie a accompli une mission de soulagement de la souffrance et de la réconciliation des âmes avec Dieu et avec le prochain. Par l'intermédiaire de Bernadette, Marie s'est révélée de façon imminente comme porte-parole de la volonté du Fils. Les grâces que cette Mère de Miséricorde a obtenues aux foules immenses, d'une humanité endolorie et égarée, ont toutes le but de les conduire au Christ et de leur obtenir le don de son Esprit. Lourdes appartient au Christ encore plus qu'à sa Très Sainte Mère. Elle est, comme tant d'autres lieux, un signe particulier de cette action de Marie dans le cours de notre histoire. Après son Assomption au ciel, son rôle dans le salut ne s'interrompt pas; par son intercession répétée, elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n'est pas achevé, ou qui se trouvent engagés dans les périls et les épreuves, jusqu'à ce qu'ils parviennent à la patrie bienheureuse. ============================================================== Recommandez (0) | Citez cet article sur votre site | Pages vues: 1041
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| Dernière mise à jour : ( 18-04-2007 ) | ||||
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