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PAIN DE VIE - No. 10 - Mars 2009: La revue mensuelle de la communauté chrétienne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par ecdha.org   
14-05-2009

PAIN DE VIE - No. 10 - Mars 2009: La revue mensuelle de la communauté chrétienne

 

 

Chers lecteurs, chères lectrices,

Nous voici au temps de carême nous rappelant le grand amour de Dieu notre Père qui, en dépit de notre désobéissance à son égard, a accepté le sacrifice de son unique fils pour notre salut. Un amour sans mesure : ‘‘Si tu savais le don de Dieu….’’ (Jean 4, 10)

Au nom d’un pareil amour empreint d’humilité, de dévoue­ment et d’abandon de soi, la Sainte Vierge Marie, à l’annonce par l’Ange Gabriel du choix de Dieu porté sur elle pour être la mère du Seigneur, a répondu : «Je suis la servante de Dieu. Que sa volonté soit faite! ». C’est une preuve de confiance et de foi à nulle autre pareille pour laquelle nous ne cesserons jamais de dire : Ave Re­gina caelorum! (Salut O Reine des cieux!). Aussi, à travers Elle, saluons-nous, à l’occasion du mois de Mars, consacré mois de la Femme, toutes les femmes du monde entier, mais de façon spéciale celles d’Haïti. Femmes Haïtiennes, soyons à l’image de Marie: symbole d’amour et de courage. Agissons de façon à ce que nous puissions être dignes d’un tel sacrifice en mettant en pratique ce commandement de Jésus nous demandant de nous aimer les uns les autres (Jean 13,34 et Jean 15,17).

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Dernière mise à jour : ( 14-05-2009 )
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PAIN DE VIE - No. 11 - Avril 2009: La revue mensuelle de la communauté chrétienne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par ecdha.org   
14-05-2009

PAIN DE VIE - No. 11 - Avril 2009: La revue mensuelle de la communauté chrétienne

 

 

ALLÉLUIA ! ALLÉLUIA ! IL EST RESSUSCITÉ !

La Pâques marque le plus grand événement dans la vie de l’humanité. Le Fils de Dieu fait Homme est ressuscité d’entre les morts après avoir accepté selon le voeu de son Père, de notre Père, de donner sa vie pour racheter du péché le reste de l’humanité passée, présente et à venir. ‘‘Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle’’ (Jn. 3 : 16). L’on comprend ainsi le sens et l’immensité que revêt l’amour de Dieu d’une part et de notre Seigneur Jésus-Christ d’autre part pour nous les humains. Le chemin de l’amour porte un nom et un seul: SACRIFICE.

Alors qu’il savait ce à quoi il était destiné, dans le jardin des oliviers, il a demandé à son Père d’enlever de sa vue cette coupe de souffrance mais que tout se fasse selon la volonté de ce Père. Trahi, il a été renié trois fois ; il a tombé trois fois sur le chemin du calvaire et est mort cloué sur la croix comme prédit. Quoi de plus grand que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

Alors que la mort de Jésus conduit à la réparation des péchés de l’humanité, l’acte de sa résurrection nous introduit dans la vie trinitaire nous dit Marie Lourdes L. LAFONTANT. D’où cette signification de la Pâques qui est le passage de l’esclavage à la liberté nous rappelle le Père Alex FILS dans la rubrique Éducation. Mais c’est aussi le passage de la mort à la vie ; la vie en plénitude, la vie en abondance que le Père Décoste nous invite à oser proposer en nous ouvrant à l’Amour, à la Foi, à l’Espérance, à ce qui est Beau, Bon, Bien, Juste, Vrai ...

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Dernière mise à jour : ( 14-05-2009 )
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LE MONDE NE NOUS APPARTIENT PAS, AFFIRME LE PAPE AUX RESPONSABLES RELIGIEUX Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par zenit.org   
14-05-2009

LE MONDE NE NOUS APPARTIENT PAS, AFFIRME LE PAPE AUX RESPONSABLES RELIGIEUX


ROME, Jeudi 14 mai 2009 (ZENIT.org) - « Nous ne pouvons pas agir avec le monde selon notre bon plaisir », a affirmé Benoît XVI en invitant les « différentes traditions religieuses » à « promouvoir une culture de paix ».

Dans l'auditorium du sanctuaire de l'Annonciation, le pape a rencontré, le 14 mai après-midi, les responsables religieux chrétiens, musulmans, juifs et druzes de Galilée.

« La paix durable a sa source dans la reconnaissance que le monde, en dernière analyse, ne nous appartient pas, mais qu'il est plutôt l'horizon à l'intérieur duquel nous sommes invités à participer à l'amour de Dieu et à lui apporter notre coopération pour guider le monde et l'histoire sous son inspiration », a souligné le pape.

Avec force, Benoît XVI a affirmé que « nous ne pouvons pas agir avec le monde selon notre bon plaisir ; mais, plutôt, nous sommes appelés à rendre nos choix conformes aux lois subtiles mais néanmoins perceptibles inscrites par le Créateur dans l'univers et à mettre nos actions en accord avec la bonté divine qui imprègne tout le monde créé ».

Le pape a évoqué la Galilée comme « une terre connue pour sa diversité religieuse et ethnique », comme « la terre d'un peuple qui connaît bien les efforts requis pour vivre dans une harmonieuse coexistence ».

Il a invité les « différentes traditions religieuses » à promouvoir « une culture de paix, en particulier par l'enseignement et la prédication des valeurs spirituelles les plus profondes de notre commune humanité ».

Dans son discours, Benoît XVI a aussi souligné que former « le cœur des jeunes » revient à former « l'avenir de l'humanité elle-même ». « Les Chrétiens s'unissent volontiers aux Juifs, aux Musulmans, aux Druzes et aux membres d'autres religions dans le désir de protéger les enfants contre le fanatisme et la violence, tout en les préparant à être les bâtisseurs d'un monde meilleur », a-t-il poursuivi.

« Je vous encourage à continuer à mettre en pratique des comportements de respect mutuel alors que vous œuvrez pour apaiser les tensions concernant des lieux de culte, assurant ainsi un environnement serein pour la prière et la réflexion, ici même et dans toute la Galilée ».

A l'issue de cette rencontre et à l'initiative d'un responsable juif, un chant pour la paix a ensuite été chanté en plusieurs langues.

Marine Soreau

Source: zenit.org


 
VATICAN - Le Pape Benoît VI en Terre Sainte (15)VATICAN - Le Pape Benoît VI en Terre Sainte (15) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par fides.org   
14-05-2009

VATICAN - Le Pape Benoît VI en Terre Sainte (15) - Prière du Regina Caeli avec les évêques de Terre Sainte dans la salle du Cénacle de Jérusalem et Visite à la Concathédrale des Latins à Jérusalem : « Vous pouvez compter sur mon soutien et sur mes encouragements tandis que vous faites tout votre possible pour permettre à vos frères et sœurs chrétiens de rester ici sur la terre de leurs ancêtres et à être des messagers et des promoteurs de la paix »

 

Jérusalem (Agence Fides) – Au Cénacle, Lieu, historique de la Pentecôte, le Pape Benoît XVI a récité le « Regina Caeli » avec les Ordinaires de Terre Saint. La rencontre a commencé par le chant du « Veni Creator », et le salut du Gardien de Terre Sainte, le Père Pierbattista Pizzaballa, OFM. Avant le « Regina Caeli », le Pape a salué les personnes présentes en ces termes : « Vous représentez les communautés catholiques de Terre Sainte, lesquelles, par leur foi et leur ferveur, sont comme des chandelles allumées qui illuminent les lieux saints chrétiens sanctifiés par la présence de Jésus, notre Seigneur, le Vivant. Ce privilège unique vous donne, à vous-mêmes et à vos fidèles, une place particulièrement chère dans mon cœur de Successeur de Pierre ».
« La Chambre Haute évoque pour nous le souvenir de la dernière Cène de notre Seigneur avec Pierre et les autres Apôtres, et l'Église y est invitée à une contemplation priante. C’est dans ces sentiments que nous nous rassemblons, le Successeur de Pierre avec les successeurs des Apôtres, en ce lieu même où Jésus révéla, dans l’offrande de son corps et de son sang, les nouvelles profondeurs de l’alliance d’amour établie entre Dieu et son peuple… Dans l’Eucharistie, nous sommes entraînés dans un mystère d’amour divin. Nos vies se transforment alors en une acceptation pleine de reconnaissance, docile et agissante de la puissance d’un amour qui nous est donné. Cet amour transformant, qui est grâce et vérité (cf. Jn 1, 17), nous pousse, comme individus et comme communautés, à dépasser la tentation de nous retourner sur nous-mêmes dans l’égoïsme ou la paresse, dans l’isolement, les préjugés ou la crainte, et à nous donner généreusement au Seigneur et aux autres ».
« Les différentes Églises chrétiennes que l’on trouve ici représentent un patrimoine spirituel riche et diversifié, a souligné le Saint-Père, et elles sont le signe qu’existent de multiples formes d’interaction entre l’Évangile et les différentes cultures. Elles nous rappellent aussi que la mission de l'Église est de prêcher l’amour universel de Dieu et de rassembler tous ceux qui, au loin ou plus près de nous, sont appelés par lui afin que, avec leurs traditions et leurs talents, ils arrivent à former l’unique famille de Dieu ». Puis, Il a rappelé le nouvel élan spirituel vers la communion dans la diversité et la conscience œcuménique nouvelle de ces derniers temps, à partir du Concile Vatican II.
« Chers Frères Évêques, vous pouvez compter sur mon soutien et sur mes encouragements tandis que vous faites tout votre possible pour permettre à vos frères et sœurs chrétiens de rester ici sur la terre de leurs ancêtres et à être des messagers et des promoteurs de la paix. J’apprécie vos efforts pour leur proposer, comme à des citoyens responsables et conscients, des valeurs et des principes d’action qui puissent les aider à jouer leur rôle dans la société. Par l’éducation, la formation professionnelle et d’autres initiatives économiques et sociales, leurs conditions de vie pourront être assurées et améliorées. Quant à moi, je renouvelle mon appel à nos frères et sœurs du monde entier afin qu’ils apportent leur soutien aux communautés chrétiennes de Terre Sainte et du Moyen-Orient, se souvenant d’elles dans leurs prières. Et dans ce contexte, je veux exprimer combien j’apprécie le service qui est rendu aux innombrables pèlerins et visiteurs qui viennent en Terre Sainte pour y chercher inspiration et renouveau de vie sur les pas de Jésus… Bien des expériences mémorables de pèlerins de la Terre Sainte ont été possibles grâce aussi à l’hospitalité et à l’aide fraternelle qui leur ont été offertes par vous, en particulier par les Franciscains de la Custodie. Pour ce service, je tiens à vous exprimer la reconnaissance et la gratitude de l'Église universelle ».
Après la visite au Cénacle, la Saint-Père est allé à la Co cathédrale Latine dédiée au Très Saint Nom de Jésus, où se trouvaient 300 personnes, dont des religieuses contemplatives. Dans le bref discours, le Saint-Père a déclaré : « Ici, dans cette ville, Pierre prêcha pour la première fois la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le jour de la Pentecôte, et environ trois mille personnes se joignirent aux disciples. Ici aussi, les premiers Chrétiens ‘étaient fidèles à l’enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières’ (Ac 2, 42). De Jérusalem, l’Évangile se répandit ‘sur toute la terre (…), jusqu’aux limites du monde » (Ps 19, 5), durant tout ce temps, les efforts missionnaires de l’Église ont été soutenus par les prières des fidèles, rassemblés autour de l’autel du Seigneur, invoquant la puissance de l’Esprit Saint sur leur œuvre de prédication ». Puis le Saint-Père a exprimé sa satisfaction en ces termes : « Je veux exprimer une marque particulière d’appréciation pour l’apostolat caché des religieuses contemplatives qui sont présentes ici. Je tiens à vous remercier de votre généreuse consécration à la vie de prière et au don de vous-mêmes. Je vous suis tout spécialement reconnaissant pour les prières que vous offrez pour mon ministère universel, et je vous demande de continuer à confier au Seigneur ma mission au service du peuple de Dieu dans le monde entier. En reprenant les mots du Psalmiste, je vous demande également « d’appeler la paix sur Jérusalem » (cf. Ps 122, 6), de prier sans cesse pour la fin du conflit qui a causé de si nombreuses souffrances aux peuples de ce pays ». S.L.)
(Agence Fides, 13 mai 2009)
 
source: fides.org
 
VATICAN - Les travaux de l’Assemblée Générale des Oeuvres Pontificales Missionnaires se ... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par fides.org   
14-05-2009

VATICAN - Les travaux de l’Assemblée Générale des Oeuvres Pontificales Missionnaires se poursuivent : la formation des futurs évangélisateurs, et les enfants missionnaires des jeunes de leur âge et dans leurs familles

 

Rome (Agence Fides) – Le mardi 12 mai, les travaux de l’Assemblée Générale des Oeuvres Pontificales Missionnaires se sont poursuivis avec l’intervention de Mgr Jean Dumom, Secrétaire Général de l’Oeuvre Pontificale de Saint-Pierre Apôtre ; il a invité les participants à coopérer pour redonner toute sa vigueur à l’Oeuvre, dans sa tâche très importante de veiller à la formation des futurs évangélisateurs. Deux objectifs doivent être réalisés : relancer l’Œuvre en mettant en jeu des idées nouvelles pour la collecte, et pour préparer un chemin profond de formation et de spiritualité à donner aux jeunes qui vivent dans les séminaires.
Après avoir rappelé l’importance que les séminaristes soient rendus plus conscients du grand don qu’ils reçoivent, Mgr Dumom a insisté en outre sur le fait que, pour tout ce qui regarde le soutien économique à attribuer à chaque séminariste, il était opportun que l’offrande soit destinée à la communauté du séminaire, et non pas liée à l’adoption de l’un ou l’autre séminariste. Ceci, pour éviter que le retour d’un séminariste à la vie civile prive la communauté d’un soutien précieux.
Plusieurs propositions ont été faites durant la discussion en Assemblée : organiser une collecte spécifique pour la formation des séminaristes, des novices ; aider entre les différents séminaires un échange précieux d’expériences, destiné à faire croître la capacité de chacun de se rendre autonome et capable, que ce soit dans la gestion économique, ou dans le parcours choisi de formation.
La session de l’après-midi a été ouverte par le Père Patrick Byrne, SVD, Secrétaire Générale de l’Oeuvre de la Sainte Enfance ou Enfance Missionnaire ; il a parlé de son expérience décennale dans le passé auprès du Secrétariat, et du travail précieux de ses collaborateurs. Il a souligné ensuite la vitalité que l’Oeuvre a su maintenir dans le temps (165 ans ont passé depuis sa fondation en 1843), et l’actualité de sa présence et de son travail dans les différents Pays. Cela est confirmé aussi par la participation économique et par le soutien des activités destinées à aider les nombreux besoins des enfants.
La vie des enfants mineurs est exposée à des menaces continuelles ; le travail des enfants mineurs, la prostitution, le trafic des organes… Pour cela, le Père Byrne a invité à la faire connaître auprès des Evêques, des Diocèses, des Communautés religieuses locales. Le rôle des communautés ecclésiales est central, car les enfants y vivent leur protagonisme, et sont aidés en même temps à comprendre le don de la foie reçue, et le respect de la valeur de la personne humaine, pour que fleurisse parmi eux la conscience d’être eux-mêmes missionnaires auprès des jeunes de leur âge et dans leurs familles
(Agence Fides, 13 mai 2009)
 
Source: fides.org
 
VATICAN - « AVE MARIA » par Mgr Luciano Alimandi - L’embrassement de la Mère Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par fides.org   
14-05-2009

VATICAN - « AVE MARIA » par Mgr Luciano Alimandi - L’embrassement de la Mère

 

Rome (Agence Fides) – Jean, chapitre 15°:
4. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s'il ne demeure pas sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
5. Je suis la vigne ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car hors de moi vous ne pouvez rien faire.
6. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche ; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent.
7. Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et vous l'aurez.
8. C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit et deveniez mes disciples.

Dans ce passage évangélique, Jésus révèle se secret de la vie intérieure, de la fécondité authentique d’une âme : « demeurer en Lui ». Il invite sans cesse à « demeurer », un verbe qui revient des dizaines de foi dans l’Evangile de Jean. Jésus nous fait comprendre que pour « rester » en Lui, il est nécessaire aussi que ses paroles demeurent en nous
Ses paroles restent dans notre cœur, dans la mesure où nous savons les vivre en en témoignant par notre vie. Ce n’est une exercice mnémotechnique ce que Jésus nous demande, mais un exercice de vie ! Si nous vivons ce qu’il nous dit, nous demeurerons en Lui, et sa vie se développera en nous, en nous tenant liés à l’Evangile, comme un sarment est lié à la vigne. La Parole du Seigneur ne sera pas seulement écoutée, mais elle entrera dans notre existence pour la changer. Il ne doit pas y avoir d’incohérence entre la foi et la vie, entre la parole crue et la parole vécue, sous peine de voir l’éloignement de Jésus, et nous resterons alors seuls avec notre « moi » et nos désirs et volontés.
Parmi les paroles que Jésus nous a transmises, testament de son amour pour nous, et porteuse de vie surnaturelle si elles sont vécues, il y a cette Parole prononcée du haut de la Croix, le Vendredi Saint, lors des toutes dernières heures de sa vie terrestre : « Voici ta Mère » (Jean 19, 27)
Cette Parole, comment bien souvent répétée par le Serviteur de Dieu Jean Paul II, nous pouvons l’accueillir, de manière particulière en ce Mois de Mai consacré, depuis une longue tradition, à la Mère de Dieu. Ce 13 mai, précisément, on rappelle la fête de la Très-Sainte Vierge, Notre-Dame de Fatima, le jour de sa première apparition en ce lieu, qui est devenu, comme de grands autres sanctuaires mariaux, la représentation d’une parole de consécration.
Le Pape Jean Paul II, dans une homélie inoubliable au Sanctuaire de Fatima, un an exactement après l’attentat dont il avait victime Place Saint-Pierre, nous éclaira sur le mystère de la Maternité spirituelle de Marie, que révèle cette parole. Il en expliquait la signification profonde, en mettant en relation la Maternité de Marie avec la Puissance du Saint-Esprit.
« Depuis le temps où Jésus, en mourant sur la Croix, à dit à Jean « Voici ta Mère » ; depuis le temps où ‘le disciple la prit chez lui’, le mystère de la Maternité spirituelle de Marie a eu son accomplissement dans l’histoire avec une ampleur dans limites… Maternité veut dire sollicitude pour la vie du fils. Or donc, si Marie est mère de tous les hommes, son empressement pour la vie de l’homme est de portée universelle. L’empressement d’une mère embrasse l’homme tout entier. La maternité de Marie commence par sa sollicitude maternelle pour le Christ. Dans le Christ, au pied de la Croix, elle a accepté Jean, et elle a accepté tout homme et tout l’homme. Marie les embrasse tous avec une sollicitude particulière dans l’Esprit Saint. C’est Lui, en effet, comme nous le professons dans le ‘Credo, celui qui ‘donne la vie’. C’est Lui qui donne la plénitude de la vie ouverte vers l’éternité. La maternité de Marie est donc une participation à la puissance de l’Esprit Saint, de celui qui ‘donne la vie’. Elle est en même temps l’humble service de celle qui dot d’elle même : ‘Voici la servante du Seigneur’ (Luc 1, 38) » (Jean Paul II, homélie à Fatima, 13 mai 1982).
Pour être de vrais disciples du Christ, nos devons accomplir chacune de ses paroles, jusqu’à la dernière, « voici ta Mère ». C’est l’une parmi les paroles les plus faciles à vivre, où il est requis l’effort le plus petit, celui de se « confier » à Marie, de faire en sorte que notre cœur soit comme attiré naturellement par le sien, comme dans un mouvement spontané, semblable à celui d’un enfant envers sa propre Mère. Ce « mouvement » remonte aux origines de notre existence humaine qui a commencé précisément dans le sein de notre Mère. Nous nous y sommes retrouvés, liés par un lien vital, inséparable, avec la maternité. Même après avoir coupé le cordon ombilical, il en reste un autre bien plus profond qui ne peut être coupé, mais qui lie le cœur de manière inséparable à la figure de la Maman.
Le lien avec notre propre Mère coule de source, et pour cela, il n’est pas difficile d’établir avec le Mère de toutes les mères, un lien surnaturel analogue au lien naturel que nous vivons avec notre Mère.
Qui peut dire qu’il n’a pas besoin d’une Mère, et plus encore de cette Mère ! « Voici ta Mère », petits ou grands, dans la joie ou dans la peine, pour avoir cherché, ou pour l’avoir découvert « par hasard », ce lien avec Marie nous fait goûter, pas à pas, toute la tendresse, toute la protection, toute la sollicitude, dont cette Mère est capable pour chacun d’entre nous. Ce n’est pas seulement le prêtre qui expérimente, s’il se consacre à Marie, combien sa vie est envahie par ce soin maternel pour lui, mais chaque chrétien aussi, qui aime le Sainte Vierge, le sait par expérience, comme l’exprimait Saint Bernard en priant la Sainte Vierge dans la prière du « Souveniez-vous » (« Memorare ») : « On a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, ait été abandonné de vous… » (Saint Bernard, « Memorare »)
(Agence Fides, 13 mai 2009)
 
Source: fides.org
 
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